Importations – La face cachée de nos consommations

La face cachée de nos consommations

La question des importations n’a jamais été autant au cœur de nos préoccupations. Le contexte géopolitique actuel et la guerre en Ukraine nous le rappellent avec plus d’insistance encore.

Pour éclairer la question sous un angle inédit, une étude menée par Solagro vient de paraître. Elle permet de dévoiler la partie immergée de l’iceberg, en donnant à voir « la face cachée de nos consommations ». Cette étude s’intéresse aux surfaces agricoles et forestières dont nous avons besoin, à l’autre bout de la planète, pour produire nos biens de consommation courante, alimentaires et non-alimentaires et elle présente les impacts induits de l’exploitation de ces surfaces.

L’originalité de cette étude consiste à ne plus seulement mesurer les importations en euros et en tonnes mais en surfaces, éclairant les enjeux environnementaux sous un angle nouveau.

La France est exportatrice nette de 2,7 millions d’hectares. Néanmoins, ce solde positif cache de nombreux flux d’imports et d’exports. En effet, la France reste très dépendante de l’étranger. Les produits que nous importons (soja, cacao, café, viandes, huile de palme, coton, fruits et légumes, bois…) nécessitent une surface de 14 millions d’hectares hors de nos frontières soit 25% de la surface de la France. Pour la plupart, ces productions génèrent de fortes pressions environnementales : déforestation, asséchement des nappes, usage massif de pesticides…

Télécharger « La face cachée de nos consommations – Quelles surfaces agricoles et forestières importées ? »
Cette brochure illustrée décrit 7 des principaux produits d’importation et leurs conséquences.

Elle présente les raisons pour lesquelles notre système n’est plus durable mais également, pour passer à l’action, décrit les leviers du scénario Afterres2050 qui peuvent être mobilisés pour réduire notre empreinte importée : sobriété, efficacité, relocalisation, substitution, équité.

« De notre mode d’alimentation – plus de produits végétaux, moins de produits animaux, plus biologique, plus local, plus équitable et de saison – et de notre sobriété, dépendront l’importance de ces flux demain et de la pression que nous exercerons sur les ressources planétaires et la nature sauvage. », conclut Philippe Pointereau, auteur de cette étude à Solagro.

Cette étude produite par Solagro est à paraître le 12 avril.

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