La fabrique d’Afterres2050

10 ans d’expertises croisées pour construire un modèle aujourd’hui reconnu robuste et fiable.

Pour mettre en relation l’ensemble des données qui caractérisent notre système agricole et alimentaire, Solagro a construit un outil de modélisation MoSUT (Modelè Systémique d’Utilisation des Terres).

C’est un modèle physique, ascendant, normatif, itératif… c’est à dire ?

Un modèle purement physique

Le scénario proposé est purement physique et ne comprend aucun moteur d’ordre socio-économique. Il met en correspondance nos besoins de consommation actuels et futurs (exprimés en tonnes de produits) avec des tonnes de productions, des hectares, des rendements qui prennent en compte l’évolution des conditions climatiques, des m3 d’eau, des tonnes d’engrais et de produits phytosanitaires nécessaires à la production. Il détermine également les impacts en matière d’émissions de gaz à effet de serre, évalue l’évolution de la teneur en carbone des sols, les pertes d’azote, les gains par fixation symbiotique, les flux d’importation et d’exportation.

 

MOSUT AFTERRES2050

Construit à partir de données élémentaires de terrain

La construction des propositions est faite de manière ascendante, c’est-à-dire à partir de données élémentaires de terrain.

Par exemple, pour caractériser le cheptel laitier qui doit répondre aux besoins en lait, le scénario Afterres2050 intègre les données suivantes : ration alimentaire, temps de pâture, production de lait et de viande, gestion des déjections qui caractérisent un type d’élevage. Six types d’élevage sont ainsi décrits. La première étape consiste à répartir le cheptel de la ferme France dans ces catégories afin d’avoir une représentation simplifiée de la situation actuelle. La scénarisation consiste à faire varier les proportions pour créer des scénarios contrastés susceptibles de répondre à la demande (ex : régime à l’herbe versus intensification avec concentrés) et d’en évaluer les différents impacts.

 

Besoins de lait et surfaces nécessaires Afterres2050

Qui peut répondre aux objectifs qu’on lui fixe

Un certain nombre d’indicateurs font l’objet d’un objectif cible permettant, a minima, de respecter les différentes feuilles de routes nationales en matière d’émission de gaz à effet de serre, de consommation d’énergie, d’utilisation de produits phytosanitaires, de qualité des masses d’eau… L’objectif futur étant fixé, les trajectoires qui permettent de l’atteindre peuvent être proposées.

Mais pas tous en même temps du premier coup…

La modélisation fait évoluer dans le temps différents jeux d’hypothèses sur l’agriculture,  l’alimentation, la forêt, sur les flux d’import-export, la démographie, … sans oublier les rendements dans un climat changeant. On avance par retouches successives des données d’entrées pour arriver aux résultats qui cochent le plus grand nombre d’objectifs assignés. La démarche est itérative. L’exercice permet de mettre en lumière les leviers sur lesquels il est possible d’agir et leurs incidences positives ou négatives. Le résultat final est le fruit d’arbitrages ou compromis.

Une construction fortifiée par la conjugaison des échelles

Le scénario a été conçu initialement à l’échelle de la France, inscrite dans son contexte international. La seconde étape, qui a consisté à travailler à d’autres échelles, régionales, infra-régionales et à l’échelle des unités de production, a fortement contribuer à affiner, conforter ou infirmer et crédibiliser les projections, les différents niveaux se nourrissant l’un l’autre. Cette étape a permis de tester la faisabilité des nouveaux agrosystèmes grâce aux contributions des partenaires des régions, de mieux intégrer les effets du changement climatique et de voir l’impact à l’échelle locale de certaines propositions. Par exemple le passage à 50% d’agriculture biologique dans les zones de grandes cultures modifie radicalement la question de la gestion de l’azote par rapport à une situation où les pratiques biologiques restent marginales. Il faut alors répondre aux questions : Quelle place pour les légumineuses ? Quels débouchés ? Quelle organisation de l’élevage a priori priorisé sur les zones essentiellement herbagères ?… pour proposer des trajectoires crédibles.

La dernière version du scénario résulte d’une décomposition des données nationales en systèmes représentatifs des pratiques régionales et d’une recomposition nationale des évolutions proposée.Construction Afterres2050

Un outil de modélisation robuste et transparent

Les données proviennent des bases statistiques publiques, les projections sont basées sur des séries statistiques et sur les hypothèses d’évolutions discutées avec des experts des différents sujets. Elles sont décrites et argumentées.  Les impacts sont évalués avec des méthodes approuvées. Les données sont transparentes et vérifiables.

Voir l’outil MoSUT


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