Dans la presse en 2021

Presse crédits : BrotIN

Dans Culture Agri, juillet 2021, Romane Gentil, « Le bio sans élevage, possible selon Solagro » :

« Les effluents d’élevage sont aujourd’hui largement utilisés comme source organique d’azote dans les exploitations d’agriculture biologique. Mais serait-il possible de maintenir ces productions sans avoir recours à l’élevage ? Oui, affirme Solagro, dans son article « La place de l’élevage face aux enjeux actuels », appartenant au rapport « Afterres 2050 », qui imagine l’agriculture à cet horizon. En effet, un apport d’azote suffisant pour le sol peut être obtenu par d’autres moyen que le recours à un cheptel sur l’exploitation, ou l’utilisation d’engrais de synthèse, interdits en bio.
Dans un système ne comportant pas d’élevage, l’azote peut être fourni par des légumineuses. Ces dernières sont les seules plantes capables de réaliser la fixation de l’azote de l’air (N2), grâce à une relation symbiotique au niveau de leurs racines. C’est le principe de « fumier vert » qui est utilisé en agriculture bio sans élevage. Il ressemble à ce qui est pratiqué en présence de cheptel, où une partie de l’assolement est réservée à des légumineuses, qui servent de nourriture aux animaux fertilisant les surfaces cultivées. La seule différence est qu’en culture bio sans élevage, les légumineuses en rotation sont laissées sur place et utilisées comme engrais vert, source importante d’azote pour le sol. »

 

Dans Agrapresse, juin 2021, Ivan Logvenoff, « Un futur moins carné : les conséquences pour la Ferme France » :

« Selon les experts, les terres libérées par la baisse de la demande en fourrage ne conduiraient cependant pas forcément à un enfrichement. « Dans le scénario Afterres, comme nous extensifions les ruminants, il peut y avoir une faible reforestation des prairies naturelles, mais ce n’est pas significatif », précise Sylvain Doublet chez Solagro. Comme il le rappelle, dans le scénario de son organisation, comme celui de l’Iddri, les surfaces libérées par la baisse du cheptel sont utilisées pour faciliter l’adoption de pratiques écologiques et le développement des légumineuses et des protéagineux. Solagro estime ainsi que la baisse du cheptel permettrait d’augmenter la surface en agriculture biologique à 50 % de la SAU française, malgré un rendement en blé tendre moyen estimé à 5,2 t/ha. Et la réduction de l’élevage, défend Sylvain Doublet, ne remettra pas en cause la fertilisation des cultures. « Les animaux ne créent pas d’azote, ils font seulement circuler l’azote des plantes. Le seul moyen d’avoir plus d’azote à disposition est d’augmenter la surface en légumineuses, dans les rotations ou en interculture. » »

 

Dans Sans Transition!, mai 2021, Alexandre Gabert, « Climat : l’élevage intensif sur la sellette » :

« […] pour atteindre la neutralité carbone, […] simplement optimiser la production actuelle n’est pas une solution. D’après le scénario Afterres2050 élaboré par Solagro qui s’aligne sur les objectifs de la SNBC, des changements structurels plus profonds sont nécessaires : il s’agit de réduire à la fois la production et la consommation de produits animaux. Dans ce scénario, les parts de protéines végétales et animales dans nos assiettes sont inversées : on passe à un tiers de protéines animales et deux tiers de protéines végétales. Cette stratégie, qui met plus de vert dans les repas sans pour autant supprimer l’élevage, est partagée par de nombreux acteurs comme le Réseau Action Climat, la convention citoyenne pour le climat, le GIEC et d’autres. »

 

Sur AEF Info, février 2021, Antoine Corlay,  « Transition écologique : l’université Afterres2050 veut « explorer » les trajectoires du système alimentaire » :

« La nouvelle université Afterres2050, organisée les 2, 3 et 4 février, réunira des acteurs du monde agricole pour comparer douze études prospectives portant sur l’alimentation, la
forêt et l’énergie avec le scénario de transition réalisé dès 2013 par Solagro, initiateur de l’évènement avec l’Iddri. Les organisateurs souhaitent ainsi « éclairer » les choix de politiques publiques à venir et répondre aux « défis du climat et de l’environnement ». Malgré plusieurs leviers déjà connus, comme la réduction de protéines animales, aucune trajectoire unique ne se dégage.
Dans le cadre son scénario de transition agricole, alimentaire et climatique, construit en 2013 puis consolidé en 2016, l’entreprise Solagro souhaitait relever « tous les défis à la fois » pour construire une « assiette équilibrée » en 2050 — un tiers en plus de céréales, de fruits, de légumes, moins de sucre et jusqu’à deux fois moins de lait et de viande — reposant sur bien moins de consommation, de gaspillage et de protéines animales. Neuf ans plus tard, à l’occasion de la nouvelle édition de l’université Afterres2050, qui se tiendra du 2 au 4 février, les voies restent « étroites » pour y parvenir. « Ce qui nous paraissait souhaitable semblait faisable mais pas facile », résume Marc Deconchat, son président également directeur de recherche à l’Inrae, le 27 janvier. »

 

Dans La France agricole, février 2021, Hélène Parisot, « Le stockage de carbone dans les sol est un levier réel, mais limité », cite Sylvain Doublet, Responsable de l’activité Bioressources à Solagro :

« L’idée du programme 4 pour 1 000, c’est de dire que si on augmentait annuellement de 0,4 % la quantité de carbone contenu dans tous les sols de la planète, on compenserait les émissions anthropiques », rappelle-t-il. « C’est une bonne accroche, facile à comprendre, mais elle a évidemment ses limites, tempère-t-il. Il faudrait être capable d’intervenir sur tous les sols de la planète, et sur tout le carbone des sols, y compris les horizons profonds ». Des conditions très théoriques et impossibles à réaliser. Sylvain Doublet est revenu sur une étude réalisée par l’Inrae et l’Ademe en 2019. « Elle met en évidence qu’en moyenne, les systèmes agricoles français de grande culture perdent actuellement environ 150 kg de C/ha/an. » Les raisons sont diverses : les rotations, les pédoclimats, la faible présence de couverts végétaux… L’institut de recherche conclut au stockage maximal additionnel, à l’échelle hexagonale et en 2050, de 8,4 millions de tonnes de carbone par an, soit 0,19 % du carbone stocké dans les sols métropolitains. « Loin, donc, de 4 pour mille », note Solagro, qui estime que l’initiative est un levier réel pour stocker du carbone, mais insuffisant. »

 

Dans Cultivar, février 2021, Mathieu Lecourtier, « Stocker le carbone et ne surtout plus en déstocker » :

« Le respect de l’Accord de Paris impose de parvenir, dans la seconde moitié du siècle, à la neutralité des émissions de gaz à effet de serre liées à l’activité humaine. Cela suppose de baisser fortement nos émissions de gaz à effet de serre et d’être, dans le même temps, en capacité de stocker annuellement l’équivalent carbone de tout ce que l’on émettra encore », note Madeleine Charru, déléguée aux partenariats à Solagro, lors de l’Université Afterres2050. »

 

Dans Référence agro, février 2021, Laure Hanggi « Afterres pose les bases d’un développement agroécologique de la méthanisation » :

« Dans le cadre de l’Université Afterres2050 le 3 février, les conditions du développement durable de la méthanisation ont été mises en débat. L’acceptabilité sociétale, le modèle économique et une meilleure appréhension des impacts environnementaux ont été jugés essentiels. »

 

Dans Référence agro, février 2021, Stéphanie Ayrault, « Baisse de l’élevage, une tendance inéluctable selon les experts » :

« Tous les scénarios prospectifs sur l’agriculture vont dans le même sens. L’élevage, notamment de ruminants, devra diminuer d’ici à 2030 ou 2050. « Nous devons y aller, et sans regret puisque c’est le sens des prospectives », insiste Pierre-Marie Aubert, coordinateur « initiative agriculture européenne » à l’Institut du développement durable et des relations internationales, Iddri. Avec Solagro, les structures ont réalisé une analyse comparée de 16 prospectives du système agricole et alimentaire menées à différentes échelles par différents types d’acteurs dans le monde. Elle sera rendue publique lors de l’Université Afterres2050 qui se déroulera du 2 au 4 février 2021. L’objectif est d’évaluer les réponses aux principaux enjeux : production agricole, alimentation, impact sur les ressources naturelles, biodiversité, climat, énergie, affectation des sols, etc… Mais aussi de fournir les clés de lecture et de compréhension comme l’intention stratégique, la nature des changements ou encore la robustesse pour faciliter une appropriation critique des propositions. »

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