Les chiffres clés de la trajectoire Afterres2050, version 2015.

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Quelles sont les principales évolutions modélisées dans le scénario, lesquelles rappelons-le, ont pour finalité de nourrir sainement la France et quelques pays voisins, de reconquérir de la souveraineté alimentaire et énergétique, de réparer l’environnement et le climat. Quelles modifications de notre alimentation et de nos systèmes agricoles pour quels impacts sur les émissions de gaz à effet de serre, la consommation de pesticides, les besoins d’eau d’irrigation ? Réponses en 2 tableaux.

Evolution de la consommation de viande Viande et abats en 2050 : 138 g/jour/personne
Viande et abats en 2010: 270 g/jour/personne
Division par 2
Evolution de la consommation de lait (et de produits laitiers) Lait en 2050 : 332g/jour/personne
Lait en 2010: 635 g/jour/personne
Division par 2
Evolution des agrosystèmes En 2050 : 90% de la surface agricole utile (SAU) est en agriculture durable dont 45% en AB et 45% en production intégrée (semis direct + rotation + couverts)
10% de la SAU est en système conventionnel amélioré.
Evolution du cheptel bovin Répartition en 2050 (en nombre de mères) :
  • Lait (troupeau mixte) : 2 300 000
  • Viande (stricte) : 1 300 000

Division par 2,2 du troupeau bovin : 1,6 pour le troupeau lait et 3, 2 pour le troupeau viande

Evolution des exportations de céréales Volume total exporté (céréales fourragères et alimentation humaine)
  • 2010 : 30 millions de tonnes
  • 2050 : 20 millions de tonnes

Mais :

  • division par 2 des exportations de céréales fourragères
  • division par 2 des exportations vers l’Afrique sub-saharienne (qui peut se nourrir)
  • augmentation de 60% des exportations vers l’Afrique du Nord et le Moyen Orient (espace Méditerranée, très frappé par le changement climatique et l’augmentation de la démographie).
Evolution des importations de soja Elles se sont fortement réduites, du fait :
  • de la réduction de troupeau
  • de l’augmentation de la production française
  • de l’allongement des temps d’élevage des granivores (donc moins besoin de produits concentrés en protéines (soja) ou en énergie – (maïs grain)
Evolution des prélèvements d’eau pour l’irrigation Globalement, sur l’année, les volumes prélevés sont comparables (y compris les très gros volumes du système Crau alimenté par canal Durance et la fonte des neiges des Alpes). Mais il y a une division par par 4 des besoins d’irrigation en été, et en déplacement saisonnier des prélèvements :
  • réduction des surfaces en maïs grains dans le sud (moins besoin d’aliments pour le bétail)
  • remontée des surfaces au nord pour des raisons climatiques
  • report d’une partie de l’irrigation d’été vers de l’irrigation starter (colza) ou de complément (sur blé) : irrigation en automne et au printemps (hors des périodes d’étiages).

Performances environnementales des différents scénarios : « situation actuelle », scénario tendanciel, Afterres2050 et ses variantes SAB (santé alimentation et biodiversité) et REP (résilience et production).

Scénario Actuel Tendanciel Afterres2050 v. Oct. 2015 SAB
REP
Année 2010 2050 2050 2050 2050
Production primaire ( + ) Joules PJ 4 202 4 200 4 300 4 000 4 300
Solde exportateur ( + ) PJ 530 568 474 254 624
Productions non alimentaires ( + ) PJ 41 192 787 665 762
Gaz à effet de serre ( – ) MteqCO2 114 89 46 44 51
Empreinte carbone (hors matériaux et énergie) ( – ) MteqCO2 102 79 32 33 34
Consommation d’azote minéral ( – ) Mt 2,1 1,9 0,7 0,1 1,3
Emissions d’ammoniac ( – ) kt 749 388 221 185 214
Indicateur phytosanitaires ( – ) M doses NODU 86 57 23 4 44
Irrigation ( – ) Mds m3 2,8 3,7 2,4 2,2 2,9
Infrastructures agroécologiques (haies, agroforesteries, …)  (+) kha 526 326 1 110 890 1 043

Une pensée sur “Les chiffres clés de la trajectoire Afterres2050, version 2015.

  1. je suis convaincue par cet article, mais, ne faudrait-il pas préparer les esprits longtemps l’avance en modifiant le PNNS qui préconise 1 à 2 portions de viande / jour ET 3 produits laitiers tout en classant les légumes secs dans les féculents et non dans les protéagineux??
    Les industriels sont en train de nous sortir tout un tas de grillades végétales mais leurs tarifs ne sont pas à l’avantage d’une préférence de ces produits vs une grillade de porc  » de batterie » à quelques euros du kg ..Quand à espérer que les Français vont cuire eux même leurs légumineuses alors qu’ils achètent leur carottes pré-râpées!
    Les lobbies d’éleveurs qui savent si bien dévaster les villes quand leur production ne se vend plus ne vont ils pas répliquer par un matraquage publicitaire intensif pour leurs produits ?

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